"Veux-tu avoir la vie facile? Reste toujours près du troupeau et oublie-toi en lui" Nietzsche

"Veux-tu avoir la vie facile? Reste toujours près du troupeau et oublie-toi en lui" Nietzsche
Pour commencer, je lancerais un joyeux "Willkommen" à la Williwonka à tous ceux qui attérissent sur cette page.

J'aime les canards en plastique, je suis une tortue ninja, j'ai fait une Terminale littéraire, mes goûts musicaux sont plutôt variés, je m'appelle Jessica, je sais imiter le dromadaire, je n'ai pas de style en particulier (jessikatitude), je suis une adepte de Ian Curtis, j'ai 18 ans, je fais du roller, j'aimerais être un canard du jardin Massey, les miels pops sont la base de mon alimentation, je connais beaucoup de chansons NRJques par coeur,j'adore la vodka quel que soit le parfum où l'accompagnement, j'ai un poisson clown qui s'appelle Jean-Pierre, je n'écoute pas NRJ, si mes vêtements ne sont pas troués je ne les porte pas, je bois une dizaine de thé par jour, je n'aime pas les gens qui se disent "normaux", je suis Topyste, mon nounours sniffe de la sucrette, je n'aime pas l'intolérance, je compte bientôt finir de lire l'ensemble des oeuvres de Nietzsche, j'adore les films de David Lynch, La Tassimo ça me connait, je joue à la game boy, on me dis souvent que je suis "félée", je pousse en liberté dans les jardins mal fréquentés, je n'aime pas Brad Pitt, j'ai un peu de mal avec la Zubrowka depuis qu'elle m'a obligé à rendre mes gâteaux à la sauce épicée aux toilettes, j'arrive à plier mes phalanges, j'apprend l'allemand, j'ai actuellement une relation non-platonicienne avec Chipeur le renard, L'ue7 de mon choix est "Histoire des femmes", mon but est de devenir championne du monde des lapins crétins, je voudrais avoir un rat, j'exècre les célébrités creuses et banales, je suis bonne en sport, j'adore Yoshi, je regarde South park, je suis mélomane, j'aurais voulu vivre en 1977 à Londres, le premier mot qui me vient à l'esprit là c'est "poubelle" et on me surnomme La taupe quand je baille à machoires grandes ouvertes.


"Tu dois devenir l'homme que tu es. Fais ce que toi seul peux faire. Deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi-même" Nietzsche


# Posté le lundi 04 mai 2009 17:56

Modifié le jeudi 24 septembre 2009 04:49

"Vos médias nous lavent le cerveau, nous résistons à vos pressions, nous bâtirons un monde nouveau sans flics, sans frontières, sans nations" Rêves de Liberté

"Vos médias nous lavent le cerveau, nous résistons à vos pressions, nous bâtirons un monde nouveau sans flics, sans frontières, sans nations" Rêves de Liberté
"Choisis nous. Choisis la vie. Choisis les plans d'épargne logement; choisis les machines à laver, choisis les voitures, choisis d'être dans un divan devant des programmes qui t'engourdissent la cervelle et emiettent ton esrit pendant que tu te bourre la bouche de salopries. Choisis donc de partir en couilles, à l'hospice, baigné par ta pisse et trônant dans ta merde, embarassant boulet aux pieds de morveux égoïstes que tu as mis au monde. Choisis de vivre.
Ben, disons que je choisis de ne pas choisir la vie. Si ces connards ne peuvent pas l'assumer, c'est leur problème. Comme disait Harry Lauder, j'ai juste l'intention de tenir le coup jusqu'au bout du chemin."
Trainspotting




"Vous allumez la télévision
Captez ce scintillement d'électrons
De cette nouvelle religion
Qui prend pour vous des décisions

Le culte de la publicité
N'admet aucune hérésie
Que cette image soit sanctifiée
Au nom du contrôle des pensées

Dans cette totale soumission
Au grand prêtres de la diffusion
Fidèles hypnotisés par l'écran
Invoquant ses reflets brillants

Une génération de mutants
Agglutinés face au récepteur
Regardant dans le néant
Un avenir qui leur fait peur" Komintern sect



"Je laisse simplement ses flots me submerger... Et me couler à travers... Me nettoyer de l'intérieur. La mer intérieure. L'ennui est que ce bel océan roule son lot d'épaves empoisonnées et de rebuts... Le poison est dissous dans ses vagues mais à chaque marée qui le replie, l'océan dépose sa merde errière lui, dans mon corps. Il en emporte autant qu'il en laisse. Il dissout mon endorphine, mon centre de résistance à la douleur, il lui faut beaucoup de temps pour revenir.
Cette chambre est une fosse septique et son papier peint est une horreur. Il me terrorise. Une ventouse de canaé a du le poser il y a des années... Ca tombe bien parce que c'est ce que je suis, une ventouse de canapé, et mes reflexes ne sont pas en progrès... Mais le beau est là, je le tiens dans ma main moite. Seringue, aiguille, cuillère, bougie, briquet, paquet de lessive. Tout baigne, tout est beau. Mais j'ai peur que la mer intérieure ne commence à se retirer, qu'elle laisse écumer ses merdes empoisonnées, qu'elles s'échouent dans mon corps..."
Trainspotting




"Try to get a job, try to get straight.
I get a door in my face every step I take.
Fighting back I will always be outside society.

When I jump on a bus, when I ride on a train.
Just to go to the store can be a pain.
Outside society.

If I join the system.
It would be just an act - So fuck you I'm striking back.
So I live outside society" UK Subs



"La vie est rasoir est inutile. Au départ on est pleins de rêves, et puis on se retrouve assis dessus. On se rend compte qu'on va tous y passer sans avoir vraiment trouvé es grandes réponses. On prend au sérieux toutes leurs théories à cent litre de salive à l'heure et, en fait, c'est nos propres vies qu'ils nous servent mais sous d'autres formes. Et jamais ils nous ont musclé les pattes avec des trucs cohérents sur les vraies grandes choses. En deux mots, ta vie est courte, décevante et ensuite tu meurs. On occupe nos vies avec de la merde, comme les carrières et les relations, pour nous faire croire que tout n'est pas totalement inutile. L'héro est une drogue honnête parce qu'elle te dépouille de toutes ces illusions. Avec l'héro, quand tu te sens bien, tu te sens immortel. Quand tu tesens mal, elle te fais poquer dix fois plus le caca ambiant. C'est la seule drogue qui soit honnête. Elle n'altère pas ta conscience. Elle te file juste un bon coup et une sensation de bien être. Après tu vois la misère du monde comme elle est et tu ne peux pas t'anesthésier contre." Trainspotting

# Posté le lundi 04 mai 2009 18:07

Modifié le samedi 10 octobre 2009 18:05

"l'Individu, l'Etat l'a toujours envoyé se faire foutre [...] Au petit matin, celui qui pense ne peut qu'avoir la nausée" Thomas Bernhard.

"l'Individu, l'Etat l'a toujours envoyé se faire foutre [...] Au petit matin, celui qui pense ne peut qu'avoir la nausée"  Thomas Bernhard.
"Il y a aujourd'hui plus de nazis à Vienne qu'en 38. Tu verras, tout finira mal, il n'est même pas besoin d'une intelligence particulièrement vive. Maintenant ils ressortent, de tous les trous qui étaient restés bouchés pendant plus de quarante ans. Il te suffit de parler à n'importe qui, il ne faut pas beaucoup de temps avant qu'il s'avère que c'est un nazi. Que tu ailles chez le boulanger ou à la teinturerie, à la pharmacie ou au marché, à la bibliothèque nationale je crois n'être qu'au milieu de nazis. Ils n'attendent tous que le signal pour pouvoir ouvertement passer à l'action contre nous."


"En fait je comprends très bien votre père, ce qui me sidère, c'est que le peuple [français] tout entier ne se soit pas suicidé depuis longtemps".

"Le pape offre dans ses appartements ce qu'on appelle un repas chaud aux sans abrits, et fait publier la chose dans le monde entier, un monde cynique. le monde entier n'est qu'un grand cynisme des acteurs mégalomanes."

"Deuxième voisine: Ils ont des poux, ils ont des punaises, et ils ont pas froid aux yeux, et y nous mangent tout cette racaille. faire des enfants ça y savent, mais pour travailler plus personne, que ce soit des Turcs ou des Yougoslaves, une racaille comme ça, faudrait les gazer, tous les gazer".

"Nous n'avons dans toute l'Allemagne, plus une seule nouille, rien que des nazis, où que nous achetions des nouilles ce ne sont que des nazis, quel que soit le paquet de nouilles que nous ouvrons, il n'en jaillit plus que des nazis, et quand nous faisons bouillir le tout, ça déborde épouvantablement. je n'y peut rien".

"Finalement, vous avez tous mangé le national-socialisme à pleines cuillerées".

N'est pas mon intention de tenir des propos antisémites sur ce blog, les phrases ci-dessus sont extraites d'ouvrages de Thomas Bernhard (auteur autrichien à scandales "engagé" contre le nazisme) et sont, pour certaines d'entre elles, à prendre au second degré avec un humour sarcastique.




"MAIS LE MONDE N'EST FAIT QUE D'IDEES ABSURDES"

# Posté le mercredi 06 mai 2009 06:00

Modifié le mercredi 06 mai 2009 07:18

"Le service que vous pouvez me rendre est de croire que toute la Terre n'est qu'un immense théâtre truqué, un châtelet de magie noire que les imbéciles ne veulent pas voir et que la crapule des initiés dissimule tant qu'elle peut". Artaud

"Le service que vous pouvez me rendre est de croire que toute la Terre n'est qu'un immense théâtre truqué, un châtelet de magie noire que les imbéciles ne veulent pas voir et que la crapule des initiés dissimule tant qu'elle peut". Artaud
"La fin de l'antique civilisation est venue; sous un nouveau soleil, la face de la Terre va se renouveler. Laissons une génération s'éteindre, laissons mourir au désert les vieux prévaricateurs: la terre sainte ne couvrira pas leur os. Jeune homme, que la corruption du siècle indigne et que le zèle de la justice dévore, si la patrie vous est chère et si l'intérêt de l'humanité vos touche, osez embrasser la cause de la liberté. Dépouillez votre vieil égoïsme, plongez-vous dans le flot populaire de l'égalité naissante; là votre âme retrempée puisera une sève et une vigueur inconnue, votre génie amolli retrouvera une indomptable énergie; votre coeur, déjà flétri peut-être, rajeunira. Tout changera d'aspect à vos yeux épurés: des sentiments nouveaux feront naître en vous de nouvelles idées; religion, morale, poésie, art, langage, vous apparaîtront sous une forme plus grande, plus belle; et, certain désormais de vore foi, enthousiaste avec réflexion, vous saluerez l'aurore de la régénération universelle.

O Dieu de
la liberté! Dieu d'égalité! Dieu qui avait mis dans mon coeur le sentiment de la justice avant que ma raison l'eût compis, écoute ma prière ardente. Tu as formé ma pensée, tu as dirigé mon étude, tu as sevré mon esprit de curiosité et mon coeur d'attachement afin que je publie la vérité devant le maître et l'esclave. J'ai parlé selon la force et le talent que tu m'as donnés; c'est à toi d'achever ton ouvrage. Tu sais si je cherche mon intérêt ou ta gloire, ô Dieu de la liberté! Ah! périsse ma mémoire et que l'humanité soit libre, que je voie dans mon obscurité le peuple instruit; que de nobles instituteurs l'éclairent, que des coeurs désintéressés le guident. Abrège, s'il se peut, le temps de notre épreuve, étouffe dans l'égalité l'orgueil et l'avarice; confond cette idôlatrie de la gloire qui nous retient dans l'abjcection; apprends à tes enfants, qu'au sein de la liberté il n'y a plus ni héros ni grands hommes. Inspire au puissant, au riche, à celui dont mes lèvres jamais ne prononceront le nom devant toi, l'horreur de ses rapines; qu'il demande le premier d'être admis à restitution, que la promptitude de son regret le fasse seul absoudre. Alors grands et petits, savants et ignorants, riches et pauvres, s'uniront dans une fraternité ineffable; et, tous ensemble, chantant un hymne nouveaux, relèveront ton autel, Dieu de liberté et d'égalité"
Proudhon.






"Je suis ambitieuse pour l'humanité; moi je voudrais que tout le monde fût assez artiste, asez poète pour que la vanité humaine disparût. Pour moi, je n'ai plus d'illusion. Et tenez, quand M. l'avocat général parle de ma vanité. Et bien! j'ai trop d'orgueil même pour êre un chef: il faut qu'un chef à un moment donné, s'abaisse devant ses soldats, et puis, tout chef devient un despote.
[...]

En somme le p
euple n'a ni pain ni travail, et nous n'avons en perspective que la guerre. Et nous, nous voulons la paix de l'humanité par l'union des peuples. Voilà les crimes que nous avons commis. Chacun cherche sa route; nous cherchons la nôtre et nous pensons que le jour où le règne de la liberté et de l'égalité sera arrivé, le genre humain sera heureux".
Louise Michel

# Posté le vendredi 08 mai 2009 07:20

Modifié le samedi 09 mai 2009 09:28

"L'homme est-il une erreur de Dieu, ou Dieu une erreur de l'homme ?" Nietzsche

"L'homme est-il une erreur de Dieu, ou Dieu une erreur de l'homme ?" Nietzsche
"Dieu est mort! Dieu reste mort! Et c'est nous qui l'avons tué! Comment nous consolerons-nous, nous, meurtriers entre les meurtriers! Ce que le monde a possédé de plus sacré et de plus puissant jusqu'à ce jour a saigné sous notre couteau; qui nous nettoiera de ce sang? Quelle eau pourrait nous en laver? Quelles expiations, quel jeu sacré seront nous forcés d'inventer? La grandeur de cet acte est trop grande pour nous. Ne faut-il pas devenir Dieu nous-mêmes pour, simplement, avoir l'air dignes d'elle? Il n'y a jamais eu d'action plus grandiose, et, quels qu'ils soient, ceux qui pourraient naître après nous appartiendront, à cause d'elle, à une histoire plus haute, que jusqu'ici, ne fut aucune histoire![...]
Le Bouddha dit : "
Ne flatte pas ton bienfaiteur !" Que l'on répète ces paroles dans une église chrétienne; - immédiatement elles nettoient l'air de tout ce qui est chrétien.[...]
Après la mor
t de Bouddha, l'on montra encore pendant des siècles son ombre dans une caverne, - une ombre énorme et épouvantable. Dieu est mort : mais, à la façon dont sont faits les hommes, il y aura peut-être encore pendant des milliers d'années des cavernes où l'on montrera son ombre. - Et nous - il nous faut encore vaincre son ombre ![...]
Je vous en c
onjure, mes frères, restez fidèles à la Terre et ne croyez point ceux qui parlent d'espoirs supraterrestres. Autrefois le blasphème envers Dieu était le plus grand blasphème. Mais Dieu est mort; et avec lui sont morts les blasphémateurs. Ce qu'il y a de pire maintenant, c'est le blasphème envers la Terre, c'est d'estimer les entrailles de l'"Impénétrable" plus que le sens de la Terre..."[...]




"Ce qu'il y a de meilleur dans les religions, ce sont leurs hérétiques"




"_ Je ne puis à cet endroit réprimer un soupir. Il y a des jours où me hante un sentiment plus noir que la mélancole _ le mépris des hommes. Et pour ne laisser aucun doute là-dessus, quoi et qui je méprise : c'est l'homme d'aujourd'hui, l'homme dont je suis par fatalité le contemporain. L'homme d'aujourd'hui _ j'étouffe à sa mauvaise haleine... Comme tous ceux qui progressent dans la connaissance, je suis envers le passé d'une extrème tolérance, c'est-à-dire que je m'impose une contrainte magnanime : je traverse la olie des millénaires entiers, et qu'elle s'appelle "christianisme", "foi chrétienne", "église chrétienne" , avec une sombre précaution _ je me gade de tenir l'humanité pour responsable de ses maladis mentales. mais ma sensibilité se révulse, fait éruption, sitôt que je pénètre dans l'époque récente, dans note époque. Notre époque est consciente... Ce qui jadis n'était que malade est aujourd'hui inconvenant _ il est indécent, aujourd'hui d'être chrétien. Et c'est là que me vient la nausée. [...] Même avec les plus modestes prétentions à la rectitude on doit savoir aujourd'hui qu'un théologien, un rêtre, un pape, avec chaque phrase qu'il prononce, non seulement se trompe mais qu'il ment _ qu'il n'a plus la liberté de mentir par "innocence", par "ignorance". Comme le sait tout un chacun, le prêtre sait qu'il n'y a plus i "Dieu", ni "pêcheur", ni "rédempteur _ que "libre arbitre", "moralité de l'ordre universel" sont des mensonges. [... Tous les concepts de l'Eglise sont reconnu pour ce qu'ils sont, le faux-monnayage le plus pervers qui soit, à seule fin de dévaloriser la nature, les valeurs naturelles; le prêtre est reconnu pour ce qu'il est, la plus dangereuse espèce de parasite, la véritable araignée venimeuse de la vie... Nous savons, aujourd'hui notre conscience le sait, ce que valent, à qu elles ont servies, ces inventions hallucinantes des prêtres et de l'Eglise grâce auxquels on est parvenu à cet état de pollution de l'humanité."




"Le prêtre veut la dégénerescence de l'ensemble, c'est à dire de l'humanité: c'est pourquoi il conserve précieusement ce qui dégénère_et c'est à se prix qu'il assoit son pouvoir sur l'humanité... Quel sens ont ces notions mensongères, ces notions auxiliaires de la morale: "âme", "esprit", "libre-arbitre", "Dieu", si ce n'est celui de ruiner physiologiquement l'humanité?... lorsqu'on détourne le sérieux de la volonté de survivre et d'accroître ses forces physiques, c'est à dire lorsqu'on le détourne de la vie, lorsqu'on fait de l'anémie un idéal, du mépris du corps un chimérique "salut de l'âme", qu'est ce que donc sinon la recette même de la décadence? _ La perte du centre de gravité, la résistance aux instincts naturels, le "désinteressement" en un mot_ c'est ce que l'on a appelé jusqu'à présent "morale".



"Mais le monde entier est en désaccord avec moi"

# Posté le samedi 09 mai 2009 14:19

"Une vie sans tabous et sans chaînes aux pieds, à quoi bon vivre sans liberté? je veux être un loup au milieu des chiens, il faut savoir mordre quand on est rien. Combien d'espoirs? D'espoirs déçus? Dans ma révolte, j'ai toujours cru, dans ce brouillard je veux rêver, sur ces pavés je veux danser" Les partisans

"Une vie sans tabous et sans chaînes aux pieds, à quoi bon vivre sans liberté? je veux être un loup au milieu des chiens, il faut savoir mordre quand on est rien. Combien d'espoirs? D'espoirs déçus? Dans ma révolte, j'ai toujours cru, dans ce brouillard je veux rêver, sur ces pavés je veux danser" Les partisans
« La génération même pour qui l'attente de l'avenir et la vie toute entière végète, dans le monde entier, avec la conscience qu'elle n'a aucun avenir, qu'il n'y a point de place pour elle dans notre univers. Au reste ce mal, s'il est plus aigu pour les jeunes, est commun à toute l'humanité aujourd'hui. Nous vivons une époque privée d'avenir. L'attente de ce qui viendra n'est plus espérance mais angoisse.
Il est cependant, depuis 1789, un mot magique qui contient en lui tous les avenirs imaginables, et n'est jamais si riche d'espoir que dans les situations désespérées; c'est le mot de révolution. [...]

C'est un mot pour lequel on tue, pour lequel on meurt, pour lequel on envoie les masses populaires à la mort, mais qui n'a aucun contenu [...] Tant qu'il y aura une société, elle enfermera la vie des individus dans des limites fort étroites et leur imposera ses règles; mais cette contrainte inévitable ne mérite d'être nommée oppression que dans la mesure où, du fait qu'elle provoque une séparation entre ceux qui l'exercent et ceux qui la subissent, elle met les seconds à la discrétion des premiers et fait ainsi peser jusqu'à l'écrasement physique et moral de la pression de ceux qui commandent sur ceux qui exécutent [...]

La force et l'oppression, cela fait deux; mais ce qu'il faut comprendre avant tout, c'est que ce n'est pas la manière dont on use d'une force quelconque, mais sa nature même qui détermine si elle est ou non oppressive. Ce que Marx a clairement aperçu en ce qui concerne l'Etat; il a compris que cette machine à broyer les hommes ne peut cesser de broyer tant qu'elle est en fonction, entre quelques mains qu'elle soit [...]

Les privilèges, par eux mêmes, ne suffisent pas à déterminer l'oppression. L'inégalité pourrait facilement être adoucie par la résistance des faibles et l'esprit de justice des forts; elle ne ferait pas surgir une nécessité plus brutale encore que celle des besoins naturels eux-mêmes, s'il n'intervenait pas un autre facteur, à savoir la lutte pour la puissance [...]

L'histoire humaine n'est que l'histoire de l'asservissement qui fait des hommes, aussi bien oppresseurs qu'opprimés, le simple jouet des instruments de domination qu'ils ont fabriqués eux-mêmes, et ravale ainsi l'humanité vivante à être la chose de choses inertes [...]

Il semblerait que l'homme naisse esclave, et que la servitude soit sa condition propre.

Et pourtant rien au monde ne peut empêcher l'homme de se sentir né pour la liberté. Jamais, quoi qu'il advienne, il ne peut accepter la servitude; car il pense. Il n'a jamais cessé de rêver une liberté sans limites, soit comme un bonheur passé dont un châtiment l'aurait privé, soit comme un bonheur à venir qui lui sera du par une sorte de pacte par une providence mystérieuse. Le communisme imaginé par Marx est la forme la plus récente de ce rêve. Ce rêve est toujours demeuré vain, comme tous les rêves, ou, s'il a pu consoler, ce n'est que comme un opium; il est temps de renocer à rêver la liberté, et de se décider à la concevoir »


Nous ne sommes pas des machines à vivre

# Posté le dimanche 17 mai 2009 09:58

Modifié le dimanche 17 mai 2009 10:17

"Nous sommes une espèce en danger, on veut juste nous éliminer" Charge 69

"Il est impossible de concevoir quoi que ce soit de plus contraire à cet idéal de civilisation que la forme qu'à prise de nos jours la civilisation moderne, au terme d'une évolution de plusieurs siècles. Jamais l'individu n'a été aussi complètement livré à une collectivité aveugle, et jamais les hommes n'ont été plus incapables non seulement de soumettre leurs actions à leurs pensées, mais même de penser. Les termes d'opresseurs et d'opprimés, la notion de classe, tout cela est bien près de perdre toute signification, tant sont évidentes l'impuissance et l'angoisse de tous les hommes devant la machine sociale, devenue une machine à briser les coeurs, à écraser les esprits, une machine à fabriquer de l'inconscience, de la sottise, de la corruption, de la veulerie, et surtout du vertige." Reflexions sur les causes de la liberté et de l'opression sociale


"L'enfer que nous portons en nous répond à celui du monde dont nous sommes héritiers. Un monde aussi laid que la surpopulation qui l'habite. L'ennui, la passivité, la vulgarité et la mort dominent sur la volonté de vivre. Notre univers n'est qu'un vaste dépotoir ou des milliards de bipèdes se piétinent et besognent jusqu'à en perdre haleine pour l'illusion du pouvoir d'achat. La démence et la démesure font tourner le globe sous le joug d'un système qui s'écroule en nous attirant dans sa chute. Seul le médicament dérisoire des médias tente de sauver les apparences en nous maintenent dans l'illusion d'un rêve programmé. le divertissement comme ressort ultime à l'inévitable catastrophe. Nous voici les affligeants pantins embarrassés par, nos écrans plasmas, nos portables, nos légumes surgelés, notre démocratie fasciste, nos fringues de marque, nos GPS... Notre suffisance."
Euroshima



"Où est passé l'esprit ouvrier ?
Pour eux vous êtes morts
Et ils vous on oubliés
Où est passée votre solidarité ?
le ventre plein, mais sans fierté"



"Avec des crétins congénitaux qui vont te rabaisser à leurs niveaux. Car désormais la pensée est un crime contre la patrie et le régime. Uniformisation de la population pour être sûr qu'elle n'a pas d'opinion. Surtout ne pas trop penser, tu pourrais saigner du nez. On diffuse l'information, n'y porte pas de réflexion" Gerbia


# Posté le dimanche 24 mai 2009 09:31

Modifié le lundi 14 septembre 2009 08:13

"Bien que ces vaches de bourgeois les appellent des filles de joies, c'est pas tous les jours qu'elles rigolent, parole, parole..." Brassens

"Bien que ces vaches de bourgeois les appellent des filles de joies, c'est pas tous les jours qu'elles rigolent, parole, parole..." Brassens
"Pour que la misère humaine ait un intérêt, du moins temporairement, il faut lui donner l'apparence d'un jouet aux couleurs vives. Le peuple est tel un enfant très capricieux qui exige un jouet nouveau chaque jour. Le cri « vertueux » contre le trafic des Blanches en est un. Il divertit le peuple pendant quelques temps et donne lieu à de nouvelles fonctions politiques – on pense aux cafards peuplant notre monde que sont les inspecteurs, les enquêteurs, les détectives et ainsi de suite.
Quelle est la cause véritable du commerce des femmes? non seulement des femmes blanches, mais aussi des femmes de couleur? C'est l'exploitation bien entendu, l'impitoyable Moloch du Capitalisme qui s'engraisse sur le dos de la main d'œuvre sous-payée et condamne ainsi des milliers de femmes et de jeunes filles à la prostitution. Ces filles et femmes de Madame Warren se disent : « Pourquoi gaspiller une vie à travailler pour quelques shillings de la semaine dans une arrière-cuisine, à raison de 18 heures par jour? »
Évidemment, nos réformateurs ne soulèvent pas ce problème qu'ils connaissent bien, mais dont ils n'ont aucun intérêt à parler. Il leur est plus profitable de faire les faux jetons et de paraître offusqués plutôt que regarder les choses en face.
On note tout de même une exception louable, parmi les jeunes écrivains : Reginald Wright Kauffman, dont l'œuvre, The House of Bondage, est la première tentative sérieuse d'aborder ce mal social sans l'habituelle perspective philistine sentimentale. M. Kauffman, journaliste d'expérience, démontre que l'industrialisation a conduit la plupart des femmes à choisir la prostitution. Les femmes qui sont décrites dans The House of Bondage appartiennent à la classe ouvrière. Si l'auteur avait dépeint la vie de femmes d'autres milieux, le bilan aurait été le même.
Partout, les femmes n'ont de valeur qu'en tant qu'objets sexuels et non en tant que travailleuses. Il est donc presque normal qu'elles doivent acheter leur droit de vivre et la place quelconque qu'elles occupent contre des faveurs sexuelles. Après, entre une femme qui se vend à un seul homme, dans le mariage ou en dehors du mariage, ou à plusieurs hommes, il n'y a que peu de différence. Que nos réformateurs l'admettent ou non, l'infériorité économique et sociale de la femme est responsable de la prostitution.
Ne serait-ce qu'aujourd'hui, les bonnes gens s'étonnent d'apprendre que rien qu'à New York, une femme sur dix travaille en usine, que son salaire moyen est de six dollars pour une semaine de 48 à 60 heures de travail et que la majorité des salariées sont au chômage pendant plusieurs mois de l'année et se retrouvent avec un salaire annuel moyen de 280 $. À la vue de ce cauchemar économique, peut-on vraiment se demander pourquoi la prostitution et le trafic de Blanches ont pris tant d'importance?
Au cas où ces chiffres paraîtraient exagérés, il convient de regarder de plus près la position de certaines autorités sur la question de la prostitution :

« Plusieurs de ces tableaux font ressortir les causes directes de la dépravation des femmes, parmi lesquelles, les types d'emploi occupés et les salaires reçus avant de connaître la déchéance, et les économistes politiques vont devoir se demander jusqu'à quel point des motivations purement commerciales peuvent justifier la réduction du taux de rémunération par les employeurs, et si les économies qui sont faites à travers les bénéfices conséquents ne se retrouvent pas vite perdues dans des impôts exubérants censés couvrir les dépenses qu'engendre un système basé sur le vice qui, dans bien des cas, est une conséquence directe du fait que des travailleuses honnêtes ne sont pas suffisamment rémunérées. »*
Note : * Dr Sanger, The History of Prostitution.

Les réformateurs de notre époque y gagneraient à étudier le livre du Dr Sanger. Ils y découvriraient que sur les 2000 cas de femmes qu'il a étudiées, peu d'entre elles sont issues des classes moyennes, de situations simples ou de foyers agréables. Une grande majorité de filles et de femmes sont des ouvrières; certaines se sont prostituées de leur plein gré, d'autres connaissaient un sort cruel et misérable dans leur foyer, d'autres encore souffraient d'une nature ingrate ou d'un handicap physique (je parlerai de celles-là plus loin). Les gardiens de la pureté et de la moralité noteraient aussi que sur 2000 cas, 490 étaient des femmes mariées vivant avec leur mari. De toute évidence, le sacrement du mariage ne leur garantissait guère « sécurité et pureté ».

Note : on retiendra que le livre du Dr Sanger a été interdit de toutes les correspondances aux É.-U. Apparemment, les autorités ne se soucient pas de faire connaître au public la raison véritable de la prostitution.

Le Dr Alfred Blaschko, dans PROSTITUTION IN THE 19TH CENTURY, insiste encore davantage sur le fait que la situation économique est un facteur essentiel de la prostitution.

« La prostitution a beau avoir toujours existé, c'est au cours du 19e siècle qu'elle a pris des proportions telles qu'elle est devenue une institution sociale. Avec le développement de l'industrie et le nombre considérable de gens sur le marché de la compétition, la croissance et le surpeuplement des grandes villes, l'insécurité et l'incertitude de l'emploi, la prostitution a bénéficié de l'élan le plus remarquable de toute l'histoire de l'humanité. »

Et c'est Havelock Ellis à nouveau qui, même s'il n'aborde pas la question lui-même de manière aussi absolue, est forcé d'admettre que le facteur économique est la cause principale du problème, directement et indirectement. Il constate ainsi qu'un fort pourcentage de prostituées est recruté parmi les servantes, même si ces dernières bénéficient de moins de soins et de plus de sécurité. D'un autre côté, M. Ellis ne dément pas que l'aspect routinier, ingrat et monotone de la vie de la servante et plus particulièrement, le fait qu'elle n'a pratiquement aucune chance de connaître ni relation amoureuse, ni la joie d'avoir son propre foyer, la poussent à vouloir chercher à se divertir et à oublier, dans l'excitation et le feu de la prostitution. En d'autres termes, la jeune servante étant considérée comme une fille de corvée sans aucun droit sur elle-même et éreintée par les caprices de sa maîtresse, tout comme l'ouvrière ou l'employée, ne trouve que la prostitution comme échappatoire.
Le plus drôle dans cette affaire avant même la réaction de l'opinion publique, c'est l'indignation des « bonnes et honnêtes gens », notamment des gentilshommes chrétiens que l'on retrouve immanquablement au premier rang de toutes les croisades. Ils ignorent donc tout de l'Histoire des religions, dont celle du Christianisme? Ou alors ils espèrent que la nouvelle génération ignore le rôle que l'Église a joué par rapport à la prostitution dans le passé? Quelle que soit leur excuse, ils sont bien les derniers à pouvoir protester contre les pauvres victimes d'aujourd'hui, étant donné que la prostitution, comme tout étudiant cultivé le sait pertinemment, est née de la religion et qu'elle est perpétuée et encouragée depuis des siècles, non comme une abjection mais comme une vertu, et approuvée en tant que telle par les dieux eux-mêmes.

« Il semblerait que la prostitution tire ses origines de la tradition religieuse – la religion, cette institution qui préserve si bien les coutumes et qui a si bien su préserver, sous une forme différente, une liberté élémentaire qui était en train de disparaître de la vie sociale générale. L'exemple classique remonte à l'époque d'Hérodote, au 5e siècle avant J.-C., au temple de Mylitta, la Vénus de Babylone, où chaque femme devait se rendre une fois dans sa vie et s'offrir au premier étranger qui lui jetterait une pièce, en signe d'adoration de la déesse. Des coutumes très similaires étaient observées dans d'autres régions de l'Asie occidentale, en Afrique du Nord, à Chypre et dans d'autres îles de la Méditerranée orientale, ainsi qu'en Grèce, où le temple d'Aphrodite, dans le fort de Corinthe, abritait plus de 1000 hétaïres travaillant pour la déesse.
« Tous les écrivains spécialistes en la matière soutiennent que la prostitution religieuse s'est développée, en règle générale, à partir de la croyance selon laquelle l'activité reproductrice des humains avait une influence mystérieuse et sacrée dans la promotion de la fertilité de la Nature. Lorsqu'elle est devenue une institution organisée sous l'influence sacerdotale, la prostitution religieuse a néanmoins développé petit à petit des aspects utilitaires contribuant ainsi à augmenter les recettes publiques.
« La montée du christianisme au sein du pouvoir politique n'a pas amené de grands changements dans l'approche générale. Les prêtres qui étaient à la tête de l'église toléraient la prostitution. Au 13e siècle, des bordels étaient protégés par les municipalités. Ils faisaient partie, en quelque sorte, du service publique, et leurs dirigeants avaient presque un statut de fonctionnaire. »*

Note : * Havelock Ellis, SEX AND SOCIETY

Ajoutons à cela les extraits suivants tirés de l'étude du Dr Sanger :
«Le Pape Clément II a émis une loi stipulant que les prostituées seraient tolérées si elles reversent une certaine part de leurs bénéfices à l'église. »
« Le pape Sixte IV était plus pragmatique : d'un seul bordel, construit par ses propres soins, il recevait 20 000 ducats. »


À notre époque, l'Église agit un peu plus discrètement. Elle s'abstient au moins de demander ouvertement de l'argent aux prostituées. L'investissement immobilier, à son avis, est plus rentable. L'église de la Trinité, par exemple, loue des trous à rats à un prix exorbitant à celles qui vivent de la prostitution.
Pour autant que j'aimerais le faire, je n'ai pas ici la place de parler de la prostitution en Égypte, en Grèce et à Rome, ou au Moyen-Âge. Les circonstances spécifiques à cette période sont particulièrement intéressantes du fait que la prostitution était organisée en associations présidées par la Reine de bordel. Ces associations se servaient de la grève comme moyen d'améliorer leurs conditions et de maintenir les tarifs. C'est là sans aucun doute une méthode plus pratique que celle de l'esclave salariée moderne.
Ce serait prendre parti et être extrêmement superficiel que de soutenir que la situation économique est seule responsable de la prostitution. Il y a d'autres causes, tout aussi importantes et essentielles. Ça aussi, nos réformateurs le savent, mais ils osent en parler encore moins que du régime qui bouffe la vie des hommes tout autant que des femmes. Je parle de sexe, ce mot qui donne des convulsions morales à une majorité de gens.
C'est un fait reconnu, les femmes sont élevées en tant qu'objets sexuels, pourtant, on leur cache tout de la signification et de l'importance du sexe. On supprime tout ce qui est relié à la question et les personnes qui essaient de mettre la lumière sur cette terrible obscurité sont poursuivies et jetées en prison. Pourtant, aussi longtemps qu'une fille ne sait pas prendre soin d'elle et ne connaît pas le fonctionnement d'une part essentielle de sa vie, elle constitue inévitablement une proie facile de la prostitution ou de tout autre forme de relation qui la rabaisse au rôle d'objet purement sexuel.
Du fait de cette ignorance, la vie et la nature d'une jeune fille se retrouvent complètement contrariées et abîmées. Il semble évident qu'un garçon suive l'appel de la nature, qu'il puisse, en d'autres termes, aussitôt que sa sexualité s'affirme, satisfaire les pulsions qui l'animent; mais les moralistes sont scandalisés rien qu'à l'idée que la nature d'une fille doive s'affirmer. Pour eux, une prostituée n'est pas tant une femme qui vend son corps mais une femme qui vend son corps sans être mariée. La preuve en est que le mariage arrangé pour des motifs financiers est tout à fait légal et que l'opinion publique lui donne son assentiment, tandis que tout autre forme d'union est condamnée et répudiée. Voici pourtant la définition convenable d'une prostituée : «une personne pour qui les relations sexuelles sont une source de revenu. »"




"Ce système qui force les femmes à vendre leur féminité et leur indépendance au plus offrant n'est qu'une ramification du même système infernal qui permet à quelques uns de vivre sur les richesses produitent par leurs semblables, dont 99 % doivent travailler et se réduire en esclavage du matin au soir pour un salaire à peine suffisant à leur survie, cependant que les fruits de leur travail sont absorbés par une minorité de vampires désoeuvrés qui vivent entourés de tout ce que le monde compte de plus luxueux .

Arrêtons nous un moment à la contemplation de ces deux images du système social en vigueur au XIXème siècle.

Regardons les maisons bourgeoises, ces endroits magnifiques dont la vente du seul ameublement pourrait subvenir aux besoins de centaines d'hommes et de femmes . Regardez les soirées et les diners des enfants de ces Bourgeois, dont un seul plat aurait suffit à nourrir des centaines d'affamés pour qui un repas d'eau et de pain est un luxe. Regardez ces fanatiques de la mode, passer leur temps à inventer de nouveaux moyens de s'amuser : sorties au théâtre, bals, concerts, yachting, courant d'une partie à l'autre du globe dans une recherche folle de gaieté et plaisirs. Et alors tournez vous un moment et regardez ceux qui produisent la richesse qui paie ces divertissement excessifs et artificiels."





"Regardez les, entassés dans des caves sombres et humides où jamais n'arrive le moindre souffle d'air frais, vêtus de guenilles, trainant leur misère du berceau au tombeau, leurs enfants vagabondant dans les rues, nus, affamés, sans personne pour leur adresser la moindre parole d'amour ni leur offrir la moindre tendresse, grandissant dans l'ignorance et la superstition, maudissant le jour de leur naissance.

Regardez-les, ces deux images ! Vous les moralistes et les philantropes, et dites moi qui doit être blâmé pour cela ! Ceux qui sont conduit à se prostituer, légalement ou pas, ou bien ceux qui conduisent leurs victimes à tant de désespoir ?

Le problème, ce n'est pas la prostitution, mais la société elle-même, ce système injuste porté par la propriété privée, l'Etat et l'Eglise. Ce système du vol légalisé, du meurtre et du viol de la femme innocente et de l'enfant sans espoir." Emma Goldman


Putain de vie!

# Posté le jeudi 04 juin 2009 13:17